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Etude du singe à ventre rouge, sous-espèce endémique au sud du Bénin

Jeudi 2 mars 2006

Annelise Lampe Stage réalisé en  avril-mai 2003,   encadré par Brice Sinsin, Université d’Abomey-Calavi

   

Les zones humides du sud du Bénin supportent 63% de la population béninoise alors qu’elles ne couvrent que 10% du territoire national. La pression anthropique y est donc très forte : l’agriculture extensive, les feux de brousse, l’exploitation forestière anarchique, le braconnage, l’urbanisation sont autant de facteurs qui contribuent à la perte de la biodiversité.

Dix espèces de primates ont été recensées au Bénin dont la majorité est présente dans le sud du pays. Parmi elles, le cercopithèque à ventre rouge (Cercopithecus erythrogaster erythrogaster), une sous-espèce endémique découverte en milieu naturel par les scientifiques seulement en 1994, se trouve fortement menacée à la fois par la destruction et la fragmentation de son habitat et par la chasse.

Zone d’étude

    Le Bénin est situé dans le couloir sec de la côte ouest africaine appelé le « Dahomey Gap ». Il comprend le Bénin, le Togo et une partie du Ghana, et représente une zone de transition phyto et zoogéographique entre les forêts humides d’Afrique de l’ouest et d’Afrique centrale. Cette zone est constituée de reliques de forêt dense : les forêts classées qui ont déjà été sérieusement dégradées et les forêts sacrées préservées grâce aux traditions locales. Le climat du sud du Bénin est de type subéquatorial avec deux saisons pluvieuses et deux saisons sèches alternées.

La survie du singe à ventre rouge semble être menacée dans cette région où la pression humaine est de plus en plus forte. Il trouve encore refuge dans trois types de milieux : les forêts denses semi-décidues, les forêts marécageuses et les fourrés denses. Les principales caractéristiques qui conditionnent sa présence sont : la nécessité d’une végétation pluri-stratifiée, une diversité floristique importante avec une bonne disponibilité de ressources alimentaires et l’inondation périodique de l’habitat. Les trois types de milieux, situés dans le sud du pays, ont été étudiés durant ce stage (photos: A. Lampe) :



Forêt classée





Forêt marécageuse



Basse vallée

 

Le singe à ventre rouge ou « Zin kaka »

    Ce primate de la famille des Cercopithecidae appartient à la sous-famille des Cercopithecinae. Les cercopithèques sont des singes arboricoles et omnivores. Presque tous vivent en groupes menés par un mâle, et beaucoup s’associent régulièrement avec d’autres espèces. Le singe à ventre rouge est souvent observé en compagnie du cercopithèque mona. Encore appelé « zin kaka » (en référence à son cri), il est classé espèce en danger par l’IUCN. Il est frugivore mais se nourrit également d’insectes. Il existe une sous-espèce présente au Nigeria qui possède le ventre gris (Cercopithecus erythrogaster pockoki).

Etude et protection

 

   En quelques décennies, le singe à ventre rouge a perdu 76% de son habitat, et est encore chassé fréquemment. Pourtant inféodé aux forêts denses et réputé craintif, ce primate semble s’être adapté à des habitats très dégradés et à forte occupation humaine.

En 1999, le Laboratoire d’Ecologie Appliquée de l’Université d’Abomey-Calavi a réalisé une prospection du Bas-Bénin afin de déterminer l’aire de répartition du singe à ventre rouge.

De plus, le Centre de Recherche pour la Gestion de la Biodiversité et du Terroir (Cerget-ONG) a débuté en 2001, un programme de conservation du singe à ventre rouge basé sur une gestion participative, c’est-à-dire en impliquant les populations locales à la préservation de l’habitat et des primates.

    Il est donc important de prendre des mesures efficaces afin de protéger cette sous-espèce endémique avant qu’elle ne disparaisse. Heureusement, le singe à ventre rouge s’est adapté à certains milieux très dégradés où il subsiste encore.

Ceci constitue donc un espoir pour la survie de cette sous-espèce endémique au Bénin, à condition que cet environnement soit préservé et que la pression de chasse ne soit pas trop importante. L’implication des populations locales s’avère évidemment essentielle mais soulève la question de leur propre intérêt dans ces actions de préservation, alors qu’elles mènent une vie de subsistance…


 par Annelise Lampe

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